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Association des Ancelin Asselin et Asseline de France
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Des Ancelin, forgeurs de fiches (article paru dans le Fil d'Ariane n°20)


une ficheVers 1980 furent découverts dans les quartiers du Marais et des Halles à Paris, lors de travaux de démolition et de restauration, des croisées anciennes jetées dans des bennes à gravats vouées à la décharge !
A ces croisées ,étaient attachées des « fiches », articles de serrurerie ancienne qui dénotaient la main d’un artisan et non de banals objets d’industrie.
Qu’est ce qu’une fiche ?
En terme de métier, « une fiche est une charnière dont les ailes pénètrent dans le bois, a lieu d’être vissées dans la feuillure comme des paumelles d’aujourd’hui ».
Les fiches, vieilles de deux siècles portaient sur leurs ailes des noms estampés, ce qui intrigua le découvreur et l’amena à faire des recherches pour connaître l’origine de ces fiches et autres ferrures qu’il découvrit dans les gravats.
Après consultation de divers ouvrages, il s’avéra que l’un des principaux centres de fabrication de cves fiches se trouvait à Saint-Etienne. Il y avait donc de fortes chances pour que les noms estampés appartiennent à des personnages de ce lieu.
Les registres paroissiaux dépouillés permirent d’identifier plusieurs familles de « forgeurs de fiches » dont la profession était sdit héréditaire, soit répandue par alliance.
Vingt neuf familles furent identifiées, ce qui permit de connaître les dates de mariage et ainsi d’établir leur période d’activité et en conséquence de dater la construction ou la restauration des bâtiments.
Il faut préciser que cette production locale était vendue par le quincaillier grossiste, installé sur place en Forez, qui diffusait ses produits par ses propres moyens. Certains possédaient un comptoir dans les grands centres de commerce tels que Lyon, Marseille, Paris, Bordeaux, Nantes, Rouen, voire La Rochelle.
Enfin, une étude métallographique a été faite à partir de ces fiches pour en connaître la composition et les modes de fabrication artisanale.
  
Parmi les familles identifiées, nous avons noté la présence d’une famille Ancelin qui exerça le métier du milieu à la fin du XVIIIème  siècle.
 
Ci-dessus, une liste d’estampilles trouvées sur ces fiches, attribuées à 3 Ancelin.

 
Estampille Déchiffrement Particularités Identification Etat civil Période d’exercice
estampille 1
A. ANCELIN Précédé d’une fleur de lys posée couchée, la tête orientée à gauche. Initiale du prénom alignée Antoine Ancelin Marié à Catherine Rouchouze, à 21 ans le 24 novembre 1739 Milieu et seconde moitié du XVIIIème siècle
estampille 2
A. ANCELIN Idem , mais de facture différente
estampille 3
A. ANCELIN Précédé d’une fleur de lys posée couchée, la tête orientée à gauche. Initiale du prénom en majesté Antoine Ancelin Marié à Anne Champaley à 22 ans le 6 février 1752 Seconde moitié du XVIIIème siècle
estampille 4
A. ANCELIN Idem, mais échelle différente
estampille 5
A. ANCELIN Idem, mais échelle différente
estampille 6
A. ANCELIN Idem, mais échelle différente
estampille 7
M. ANCELIN Précédé d’une fleur de lys posée couchée, la tête orientée à gauche. Marcellin Ancelin Marie à Claudine Passerat le 16 février 1773 Dernier tiers du XVIIIème siècle
estampille 8
M. ANCELIN Idem, mais échelle différente
 
 
Ci-dessous, l’acte de mariage d’Antoine Ancelin, fils d’Antoine et Anne Champaley , avec Antoinette Bontemps
(archives municipales de Saint Etienne)

 
acte de mariage
 
… et sa transcription :
 
L’an mil sept cent soixante et quatorze et le vingt cinquieme
janvier Antoine Ancelin faiseur de fiches fils legitime d’autre Antoine
Ancelin de meme profession dem(euran)t en cette ville paroisse de N(o)t(re) Dame et d’Anne
Champaley d’une part
Et Antoinette Bontemps blanchisseuse dem(euran)t en cette ville paroisse
de St Etienne fille legitime de defunt Jeann Bontemps boucher et
Claudine Breuil d’autre part
L’époux procedant de l’autorite de son pere et l’epouse comme majeure
suivant le contrat reçu par Me Piau notaire royal a St Etienne
Après avoir ete publies trois fois dans cette eglise et celle de notre dame
suivant la remise de messire Bourdeleay vicaire de lad(itte) paroisse datée du
vingt quatre dud(it) mois meme annee nul empechement ni canonique ni civil
decouvert ont recu la benediction nuptiale ave les ceremonies ordinaires
dans l’eglise paroissiale de St Etienne par moy vicaire d’icelle en presence
de Claude Trouiller tailleur de limes de Gaspard et Jean Louis Dunier forgeurs
de Lauret Rey vitrier d(emeu)r(an)ts en cette paroisse qui ont signe hors les parties pour
ne le savoir ainsi qu’ils l’ont declare de ce enquis
 
Cette nouvelle branche de Ancelind u Forez, artisans forgeurs de fiches nous ouvre de nouvelles portes vers la connaissance de notre patrimoine artisanal et vers de nouvelles recherches généalogiques
 
Documentation extraite des « Cahiers de la Rotonde » n°18 (commission du vieux Paris).
    
       Josette Ancelin.