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Association des Ancelin Asselin et Asseline de France

Rencontre 2019 à Aurillac


Aurillac – 08 – 09 – 10 juin 2019

Après plusieurs rebondissements depuis fin mars, quand FRANCOIS apprend à DIDIER que le critérium du Dauphiné part, non seulement d'Aurillac (sur la place devant notre hôtel) mais emprunte le même circuit que nous, l'équipe de préparation et d’organisation s'est remise au travail pour trouver un circuit de remplacement. Et à toute chose malheur est bon, car nous passerons par le Plomb du Cantal dont le site est plus beau et plus accessible que le Puy-Mary. Mais les routes du Puy-Mary étant soumises à des sens de circulation, nous ferons une heure de car en plus. Malgré tout cela, le samedi 08 juin, tout le monde est à pied d’oeuvre pour accueillir les participants au séjour dans ce département de traditions, d'histoire et de pastoralisme.

Samedi 8 juin

A quatorze heures NICOLE et GILLES accueillent, déguisés en auvergnats, le groupe réuni autour d'un café. Après le mot de bienvenue de NICOLE, vers quinze heures, tout le monde se dirige vers la préfecture, située à cent mètres de notre hôtel, pour retrouver notre guide pour la visite historique d’Aurillac sous le soleil.

Nous débutons donc par ladite préfecture qui est un bâtiment de style néoclassique construit entre 1798 et 1806, puis achevé en 1811. Il s'agit du premier édifice spécialement construit, en France, pour servir de préfecture. De ce fait il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2004. Les bureaux s’installèrent en 1806, la partie résidentielle fut achevée en 1811 et la première extension date de 1814 par la construction des écuries. Devant se trouvent les vestiges des anciens canaux qui desservaient entre autre les tanneries. Plus tard nous verrons l'écluse, le long de la Jordanne, tout contre l'ancien mur de fortification de la cité.

Nous traversons la rue pour se retrouver au bout de la place du Gravier afin de découvrir la statue de GERBERT d'Aurillac qui fut pape de 999 à 1003 sous le nom de SYLVESTRE II. Il était mathématicien, philosophe et mécanicien. Il est à l'origine de la numérotation décimale et de l'utilisation du zéro qui n’existait pas dans les chiffres romains. Il a écrit des traités sur les mathématiques, la géométrie et aurait inventé le balancier circulaire pour l'horlogerie. Clin d’oeil du sculpteur vis à vis de la cure, sous un certain angle le doigt de sa main gauche se trouve au niveau du bas ventre lui faisant un sexe.

En nous dirigeant vers l'église Saint-Géraud nous faisons une halte devant le marché aux fromages, dernier bâtiment édifié à cet usage à subsister en Europe, évoquant l'importance de l'industrie fromagère dans le Cantal. C'est en 1890 que la ville d’Aurillac fit construire les docks à fromages où se retrouvaient paysans et commerçants pour les grandes ventes de fromages. C'est en 1937 que les caves furent refroidies et les docks devinrent le marché aux fromages repris en 1985 par la Maison MORIN.

Toujours en chemin vers la place Saint-Géraud, nous apercevons le château Saint-Étienne, berceau de la ville d'Aurillac, qu'il domine de sa butte de 655 mètres. La première construction date du 9ème siècle et est habitée par Gérard 1er, comte d'Auvergne dont le fils Géraud fonda la bourgade d'Aurillac ainsi que l'abbaye. Il était le petit fils de Charlemagne. Cet édifice a eu une histoire agitée, sa dernière destruction date de 1569 par les Huguenots. C'est l'abbé Charles de Noailles qui le fit restaurer et sa

dernière partie date de la fin du 19ème siècle. Il abrita tour à tour en 1837 l'école normale, un centre d'apprentissage en 1950 et depuis 1970 la maison des volcans.

Nous arrivons enfin devant l'église Saint-Géraud. C'est en 885 que cette abbaye Bénédictine est construite en contrebas du château. Elle fut consacrée en 1095 par le pape Français Urbain II (né à Reims). En 1569 les Calvinistes la détruisent et sa nouvelle reconstruction durera du 17ème au 19ème siècle.

Face à elle, sur la place, on découvre l'ancien hôpital abbatial Saint-Géraud du 12ème siècle et la fontaine à cuve monolithique en serpentine. Passant devant une maison à colombage, typique du Moyen-Age, nous arrivons au terme de notre visite, l’Hôtel de ville. Il est bâti sur l'emplacement de l'église Notre Dame, construite fin 13ème siècle et étant en très mauvais état elle fut vendue et démolie à partir de 1798.

L’Hôtel de ville de style Empire est édifié en 1803. La visite étant terminée, le groupe regagne l’hôtel Saint-Pierre, en passant sous des décorations de parapluie car la ville est la capitale du parapluie et accueille au mois d’août le festival international de théâtre de rue ECLAT.

Et maintenant il est près de 17h, place à l’A. G qui sera suivie du repas dans le salon des boiseries de l’hôtel Saint-Pierre. A la fin de celui-ci GILLES nous conta quelques histoires humoristiques sur l’Auvergne.

DIMANCHE 9 JUIN

C'est le moment de partir en autocar pour notre périple autour et sur le volcan Cantalien. Nous partons en direction du Plomb du Cantal, deuxième plus haut sommet du Massif Central soit 1855 mètres. Pendant le trajet dans la vallée de la Cère qui nous conduit vers le Lioran, GILLES a coiffé son chapeau noir de guide et entre chaque visite nous parle des volcans, de Salers et son histoire, et NICOLE, des fromages A.O.P. du Cantal et du paysage qui se découvre à nous tout au long de notre journée.

Un peu avant 10h00 nous sommes au pied du téléphérique, de la station de sports d'hiver de Super Lioran, qui va nous monter au Plomb du Cantal. A la descente, en dessous du sommet, la météo se rappelle à nous car il fait à peine dix degrés, il tombe des gouttes d'eau et il y a du vent. Mais, après avoir parcouru les cinq cents mètres de sentier et les deux cents mètres de marches, la vue est au rendez-vous. En redescendant nous récupérons les membres du groupe qui ont préféré affronter un café plutôt que le vent.

Après la marche il faut se restaurer. Nous partons donc pour le village de La Chapelle d'Alagnon, à proximité de Murat, chez Mr.et Mme. RIGAL qui nous attendent dans le chalet de leur ferme auberge bio pour y déguster un repas auvergnat. Il pleut mais nous sommes à l'abri.

Puis cela fut le long chemin vers Salers pendant lequel certains firent une sieste. A proximité du village médiéval, NICOLE et GILLES réveillent le groupe en citant le mot de bienvenue que le maire de Salers adresse aux visiteurs de son village et font un historique rapide afin que tout le monde puisse mieux appréhender sa visite puisqu'elle est libre, de plus le soleil est revenu ce qui annonce une balade agréable.

Pendant près d’une heure et demie nous allons déambuler au milieu des maisons et hôtels renaissance, en pierre de lave, plongés dans l'univers austère et désuet du 16ème siècle. Ce village de noblesse de robe, est une véritable sentinelle qui domine les vallées de la Maronne, de l'Aspe et du Rat, du haut de ses 947 mètres. Depuis le belvédère, sur les remparts, nous découvrons la vue en direction du Puy-Mary et du Puy Violent. Mais il est temps de reprendre notre autocar car nous sommes attendus aux burons. Un dernier coup d'oeil à la porte du beffroi et nous repartons.

Après quelques minutes de route nous sommes aux burons du fromage, de la vache Salers et de la gentiane jaune d'Auvergne. Ces burons (fermes d'estive) ont été reconstruits en 1996 pour celui de la vache Salers et en 2002 pour celui de la gentiane, en collaboration avec la Maison LABOUNOUX , fabriquant d'apéritif à base de gentiane depuis 1885, par MR. Jean-Pierre LALLET, Creusois, qui s'est pris de passion pour cette exploitation ancestrale des monts du Cantal, suite aux récits d'un ancien vacher MR. Jean BORIE. La visite commence par l'extérieur avec l'explication des travaux effectués et la manière de construire un buron, puis nous descendons dans la salle de projection (reconstitution d' un cantou, cuisine et pièce à vivre du buron) pour voir un film qui retrace la vie pastorale du Cantal. Après la projection, suivie d'une dégustation de fromage, nous remontons dans la salle d'exposition pour suivre l'historique de la vache Salers par MR. LALLET qui nous a fait l'honneur de sa présence, de son savoir et de sa passion.

Puis nous nous rendons à coté, dans celui de la gentiane, pour une dégustation rapide d’apéritif car nous sommes en retard d'une heure et demie pour le repas du soir. Le retour se fait par le Puy Mary car l'autre route est toujours fermée, et nous pouvons enfin apprécier notre repas de gala au restaurant de l’hôtel.

Le repas se terminera comme chez les gaulois, en chanson sur l'Auvergne, animé par DIDIER et sa guitare et par un quiz sur la région, coanimé avec l'homme au chapeau noir, GILLES ainsi nommé par DIDIER, Puis direction les chambres pour un repos mérité.

LUNDI 10 JUIN

C'est déjà le dernier jour. Les voitures et les camions orange de l'équipe cycliste polonaise C C C ont disparu et nous pouvons de nouveau utiliser le parking pour le départ de notre convoi en covoiturage vers la ferme de Laveissière à Saint-Julien de Jordanne chez M. et Mme MANHES, pour découvrir la fabrication du cantal. La visite débute par la fromagerie, où l'on voit le travail du fromager , découpe du caillé, pressage de la tome fraîche, égrenage pour la mettre sous presse dans les fourmes (moules). Puis nous nous rendons à la cave d'affinage, sans rentrer pour des raisons d’hygiène, afin de voir à travers les vitres, les différents stades de maturation des fromages.

S'en est suivie une dégustation de cantal et salers jeune ( 3 mois d'affinage) et entre deux ( 3 à 6 mois d'affinage). Le groupe a profité de la boutique pour faire des achats.

Puis retour à l’hôtel pour le déjeuner et le séjour touchant à sa fin, le moment de nous dire au revoir était arrivé.

NICOLE, GILLES ANCELIN