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La
Rochelle et l'Ile de Ré
 Cela
faisait trois ans (depuis l'A.G. d'Aurillac) que la majeure partie
des membres de notre association ne s'était point
retrouvée; seule une minorité avait pu le faire lors
de la réunion du Comité fin octobre 21 ou des
réunions du Bureau. L'émotion était donc
palpable et l'atmosphère emprunte de saine curiosité,
d'un soupçon de surprise et de volonté farouche de
renouer des liens sanitairement distendus.
La Rochelle
servait donc de cadre à cette nouvelle rencontre, notre
hôtel, la Résidence
La Fayette,
étant d'ailleurs à quelques encablures du littoral.
Après le traditionnel pot d'accueil, nous nous sommes
propulsés vers le quartier Saint-Jean-d'Acre et notamment
la Tour de la Lanterne, rare exemplaire des phares du XIIème
encore existant. Plusieurs salles d'exposition sont axées
sur divers voyages d'exploration et autres aspects de la vie
maritime. Mais la Tour servira surtout de prison, les nombreux
graffiti témoignant des affres des marins étrangers
capturés. Un "bus de mer" électrosolaire,
au pied de la Tour de la Chaîne, nous embarqua ensuite vers
l'autre rive proche où nous marchâmes vers le bassin
des chalutiers et l'Aquarium ; un apéritif y fut servi sur
la belle terrasse dominant le port. De retour à l'hôtel,
l'A.G. permit de préciser nos différents projets mis
en sommeil par le (la?) Covid.
 Le
lendemain, un autocar vint nous chercher pour une journée
entièrement dédiée à l'île de
Ré. Après le passage du pont reliant l'île au
continent depuis 1988, une dégustation d'huîtres, à
La Flotte-en-Ré, permit de ravir les nombreux amateurs.
Puis ce fut Saint-Martin-en-Ré,
sorte de chef-lieu économique de l'île, réputé
pour sa citadelle construite par Vauban (bien sûr..) et
achevée en 1685, classée par l'Unesco, ayant une
enceinte de quatorze kilomètres, de belles portes, bastions
et courtines. Le restaurant "le Belem" servit de cadre à
notre déjeuner,
Belem qui rappela à certains une visite à bord voire
un embarquement. L'église Saint-Martin fut remarquée
par son mélange original de roman et de gothique.
Ars-en-Ré
symbolise
très bien ces petits bourgs au milieu des marais salants ou
du vignoble, avec ses roses trémières, ses ruelles
alternant avec des bâtisses plus bourgeoises, son église
d'aspect massif et fortifié ; de même concernant Le
Bois, La Couarde ou Les Portes.
A
Saint-Clément-des-Baleines,
nous visitâmes le phare ; achevé en 1854, haut de 57
mètres, il offre une vue remarquable sur l'ensemble de
l'île. Plusieurs d'entre nous bravèrent le temps
d'attente de la queue de touristes et gravirent les 250
marches.
Nous avons été sensibles à
l'atmosphère de cette île où flottent encore
des souvenirs du Bagne, d'une histoire parfois mouvementée,
des guerres de Religion, des attaques anglaises et où la
tranquillité de naguère a souvent laissé
place à une forme de tourisme de masse et parfois
"branché"...
De
retour, un concert dans le jardin de l'hôtel de chants
marins effectué par la chorale "Choeur
Marine" accompagna un apéritif dévolu
au pineau des Charentes et précéda notre repas de
"gala";
ensuite,
nos aficionados purent se délecter sur écran de
l'équipée rugbystique du Stade Rochelais.
 Lundi,
visite guidée, en deux groupes, du centre historique de La
Rochelle : commentaires concernant les deux tours d'entrée
du Vieux Port, celle de la Chaîne qui fermait
véritablement le port avec une...chaîne et la tour
Saint-Nicolas faisant office de fortin avec ses quatre
tourelles et son aspect puissant. Après une vue sur le port
des Minimes, un des plus importants ports de plaisance d'Europe,où
se déroule le fameux salon du Grand Pavois ainsi que vers
le quartier réhabilité de la Ville-en-Bois, la
promenade se poursuivit par le Cours des Dames, lieu de
prédilection des "Francofolies", la
Grosse-Horloge (XIVème), la Coursive, jadis couvent
des Carmes devenu espace culturel, l'Hôtel de Ville,
beau témoignage Renaissance, incendié en 2013 et
habilement restauré, les nombreuses arcades, les rues
pavées et l'intéressant quartier des armateurs,
l'église Saint-Sauveur et ses témoignages de
familles québecoises en hommage à leur contrée
originelle. Après ce fort intéressant aperçu
du vieux La Rochelle, nous regagnâmes la Résidence La
Fayette pour un dernier repas et la séparation des
quarante-trois participants se promettant de se revoir en 2023.
Jean-François
Asselin
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