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Association des Ancelin Asselin et Asseline de France
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Voyage États-Unis / Canada - 2008


En ce matin du jeudi 10 juillet 2008, 35 membres et amis de l’association se sont retrouvés à Roissy pour embarquer à bord d’un Boeing 747-400 à destination des USA.
Ce voyage, prévu de longue date, avait pour but, après un périple touristique, de rejoindre l’association des Asselin du Québec et de fêter avec eux les 400 ans de la fondation de la ville de Québec par Samuel Champlain (3 juillet 1608).

Ce fut un voyage intense, des journées bien remplies et tant de visites qu’il est impossible de les détailler. Embarquons donc pour un survol de ces dix jours avec pour étapes Boston, New York, Niagara, Toronto, Ottawa, Montréal et Québec.

BostonAprès un vol de 6 heures et des formalités de douane pas trop difficiles, nous sommes arrivés à Boston où le décalage horaire de 6 heures nous a permis d’arriver sensiblement à l’heure où nous étions partis. Un guide au fort accent québécois, Vincent, nous a tout de suite baptisés « branleux de Français », il paraît que c’est gentil et amical. Nous sommes montés dans un bel autocar violet, conduit par Gaston, notre sympathique chauffeur pendant tout le circuit.

La traversée de Boston pour rejoindre notre hôtel fut notre première carte postale de l’Amérique : gratte-ciel et nombreux échangeurs routiers. Le temps de poser nos valises et nous voilà repartis pour dîner dans un restaurant amish.
Nous nous sommes couchés bien tard ce jour-là, certains étaient debout depuis 24h !

Vendredi 11 juillet
Une visite guidée en car de la ville de Boston nous emmène au port, au centre ville et sur le site de l’université de Harvard. On a vite compris pendant le temps libre de l’après-midi au Quincy Market, ce qui peut rendre obèses tant de gens vus dans les rues. Le Quincy Market est un joli marché couvert où la foule mange toute la journée toutes sortes de nourritures grasses et bien sucrées.

Samedi 12 juillet Central Park
Dès 8h, nous faisons route vers New York avec une halte à Newport, cette jolie ville où de splendides villas (les mansions) jalonnent les routes. Dans le petit port de plaisance, nous déjeunons d’une délicieuse soupe de clams et de croque-monsieur garnis de frites.
En fin d’après-midi, nous entrons dans New York. Magique !
Dès l’entrée dans Manhattan, le rêve américain nous frappe de plein fouet. Les buildings, les taxis jaunes, les sirènes des voitures de police, même les poubelles sur les trottoirs, tout est là, c’est comme au cinéma, mais là, on est dans le film !!
Un premier tour guidé nous fait vivre l’émotion d’être devant Ground Zero au World Trade Center, avant de dîner dans une ambiance très populaire et très animée du quartier de la Petite Italie. Un tour de nuit et c’est Time Square fantastique de lumière, coup d’œil sur la baie, les ponts illuminés

Dimanche 13 juillet
Le tour de ville reprend et voilà que prennent forme devant nos yeux tous ces mots si souvent entendus : Broadway, l’Empire States Building, le West Side, Harlem,Central Park (photo ci-contre), la 5ème Avenue, le Rockfeller Center,Soho, China Town, où nous dégustons un excellent repas chinois. Après un temps libre dans ce quartier, nous embarquons à Staten Island, une promenade en bateau nous fera approcher la Statue de la Liberté. Un repas japonais typique termine la journée et le dernier tour de nuit sur le Rockfeller Center, la gare centrale et trois ponts sur la baie illuminée nous fera quitter New York des étoiles plein les yeux.

Lundi 14 juillet
La route de New York à Corning est longue (400 km). Vincent met à profit ce temps pour nous informer sur la vie des québécois, les salaires, les écoles, la santé, l’alimentation et bien sûr, le parler de la « Belle Province ». C’est aussi le moment choisi par notre maître de musique Didier pour nous faire répéter les chants que nous allons présenter à nos amis Asselin du Québec. Et nous décidons de nous appeler « la chorale des Branleux ».
Chutes du Niagara
Notre car traverse des prairies sillonnées de cours d’eau au nom indien. De jolies maisons sans clôture, aux pelouses bien tondues, arborant souvent un drapeau américain s’étagent tout au long de notre route. En avançant vers l’ouest, les prairies laissent place aux cultures de maïs et l’on voit de grandes fermes reconnaissables à leurs silos.
Enfin nous arrivons à la frontière et en passant le Rainbow Bridge, nous avons un premier coup d’œil sur les fameuses chutes du Niagara. Il y a bien longtemps, les chutes se nourrissaient uniquement de quelques vierges indiennes que les iroquois sacrifiaient à Niagara le « grand tonnerre des eaux ». Déversoir du lac Erie dans le lac Ontario, le Niagara fait office de frontière. Une île Goat Island, le divise en deux bras à l’endroit des chutes. Chaque pays a donc les siennes, mais c’est du côté canadien qu’elles sont le plus impressionnantes : une forme de fer à cheval, 54 m de haut, 675 m de large, des eaux qui se déversent avec puissance et bouill
onnement.
N’oubliant pas que nous sommes le 14 juillet, dès l’arrivée à l’hôtel, tout le groupe se réunit dans la chambre du président et nous buvons dans nos verres à dent un apéritif acheté à la boutique hors taxe de la frontière.

Mardi 15 juillet
C’est une bande de « Schtroumpfs » qui s’apprête à monter sur le bateau « Maid of the Mist » ; nous avons tous des capuchons bleus, nous allons approcher les chutes et goûter la joie d’être bien mouillés par les embruns. A midi, depuis le restaurant panoramique, nous pourrons encore admirer une dernière fois le « fer à cheval » et le « voile de la mariée ».
Quelques-uns uns d’entre nous iront faire une photo de groupe près de l’horloge fleurie pendant que d’autres, amateurs de sensations fortes, survoleront les chutes en hélicoptère.
La route se poursuit avec un arrêt à la ville de Niagara on the Lake, où l’on se croirait dans un pittoresque village d’Angleterre, avec des maisons fleuries et de charmantes boutiques.
Nous arrivons à Toronto en toute fin d’après-midi et avons juste le temps pour ceux qui le veulent de monter à la célèbre CN Tower (Canadian National). En 58 secondes, un ascenseur extérieur vitré nous élève à 447 m. La vue embrasse les immeubles de la ville et par temps clair un rayon de 120 km. La marche sur un plancher vitré au-dessus du vide est impressionnante.

Mercredi 16 juillet
Nous quittons Toronto en direction d’Ottawa. Un arrêt dans une station service nous permet de voir de près plusieurs spécimens de ces beaux camions, les « trucks ». Certains d’entre nous ont même pu visiter la cabine.
Vers midi, nous atteignons le Fort Henry, près de Kingston ; musée vivant de la vie militaire vers 1867, il est animé par des étudiants en costumes de soldats (les tuniques rouges) qui exécutent des manœuvres et nous avons droit à une parade en musique. Nous déjeunons au mess des officiers dans une salle voûtée après que l’on nous ait rappelé les règles de la bienséance à table – so british !!
La journée se poursuit par une croisière parmi les « Mille Iles » du Saint Laurent. A Guananoque (en indien : Jardin du Grand esprit), un bateau sillonne le dédale des 1802 îles sur 80 km, havre de verdure et de détente pour les heureux possesseurs de villas dont certaines sont luxueuses.
En soirée, nous arrivons à Ottawa, dans un hôtel du centre ville.

Ottawa le parlementJeudi 17 juillet
Ottawa, capitale fédérale, est le siège du Parlement (photo ci-contre). Nous y admirons les trois bâtiments de style néo-gothique coiffés de toits de cuivre et parcourons les jardins peuplés de statues des premiers ministres et de la reine Victoria ainsi que la rotonde de la bibliothèque du Parlement.
Nous assistons à la spectaculaire relève de la garde par les régiments portant tunique écarlate et bonnet de castor. Nous quittons la ville par un coup d’œil sur le quartier des ambassades.
Après avoir franchi le canal Rideau (qui offre aux habitants 7 km de surface glacée pour patiner en hiver), et la rivière des Outaouais (frontière entre l’Ontario et le Québec), nous faisons route vers Montréal où nous arrivons dans l’après-midi.
L’ombre de Félix Leclerc plane sur nous dans le restaurant de la vieille ville où la pianiste Alex nous enchante de sa belle voix. Un tour en car de nuit sur un des belvédères du Mont Royal donne une idée de la dimension de la ville et nos têtes tournent un peu d’avoir goûté au « caribou » (la boisson qui rend fou) et tourné sur le circuit Gilles Villeneuve.

Vendredi 18 juillet
La visite guidée le la ville nous apprend que Montréal est une île de 55 km de long sur 19 de large, c’est la 2ème ville francophone du monde après Paris, et avec ses 3 500 000 habitants, banlieue comprise, elle concentre la moitié de la population de la province de Québec. Elle fut fondée en 1642 par le Sieur de Maisonneuve. C’est une importante ville universitaire.
Nous passons successivement devant la cathédrale Marie – Reine du Monde (réplique de Saint Pierre de Rome), le coin des finances (le mille carré doré), le chemin de la Côte des neiges et le Mont Royal – vue magnifique sur le St Laurent et le stade olympique – la basilique Notre Dame (mariage de Céline et René), l’hôtel de ville et son balcon d’où le général de Gaulle lança son fameux « Vive le Québec libre ! », le stade olympique et son fameux toit rétractable construit en 1976 pour les 21èmes olympiades, la ville souterraine enfin, dont nous ne pourrons arpenter qu’une infime partie des 33 km de galeries.
Notre séjour à Montréal se termine au restaurant où nous goûtons la « poitrine de singe », en fait de fines et nombreuses tranches de bœuf fumé dans un sandwich.
Nous faisons route vers Québec, il reste 300 km à faire
Un arrêt l’après-midi dans le parc de la Mauricie permet à ceux qui le désirent un survol en hydravion de cette région aux nombreux lacs. Pour la première fois de notre séjour, le temps est très humide, nous avons même essuyé un fort orage en route. Cela n’empêche pas les audacieux Ancelin et Asselin de s’envoler au-dessus du Lac à la Tortue ; panorama splendide.
Un peu plus tard, en approchant de Québec, nous rencontrons les hébergeants Asselin ; chacun trouve sa famille d’accueil et nous nous séparons pour une nuit.

Québec rue du Petit ChamplainSamedi 19 juillet
Nous nous retrouvons vers 9h au point de ralliement. Les visages réjouis de tous témoignent que l’accueil a été chaleureux ; nos avons été reçus royalement. Nous retrouverons nos hôtes pour le grand ralliement du soir.
Le car nous emmène pour le tour de la ville de Québec avec Nathalie, charmante guide au nom prédestiné. Québec est pavoisée pour les fêtes du 400ème anniversaire de sa création par Samuel Champlain (95% des québécois parlent français). C’est une ville très belle, très fleurie, à taille humaine, seule ville fortifiée d’Amérique du Nord, elle est inscrite au patrimoine de l’Unesco. Samuel Champlain lui donna le nom algonquin de Kebec (endroit où la rivière se rétrécit). Evocation de la bataille des Plaines d’Abraham en 1759 qui fit perdre le Canada à la France, vision de l’incontournable Château Frontenac, place royale avec le buste de Louis XIV, belles petites rues St Louis, petit Champlain (photo de droite), et bien d’autres, bref la visite nous enchanta.
Ile d'Orléans stèle des pionniersLa suite de la journée nous transporte dans l’Ile d’Orléans pour un copieux déjeuner dans la cabane à sucre, où malgré la température estivale, nous trouverons un coin de neige pour y déguster la « tire » au sirop d’érable. Avant de quitter l’Ile d’Orléans, nous nous arrêtons à sainte Famille devant la stèle des pionniers Jacques et Davis Asseline et René Ancelin (photo de gauche). Puis c’est un arrêt aux chutes de Montmorency, plus hautes que celles de Niagara. Nous regagnons l’hôtel afin de nous préparer pour la grande soirée.
Nous sommes accueillis par 150 personnes qui chantent à pleine voix « Les Ass’lin se sont retrouvés » frisson garanti ! Nous sommes invités à chanter avec eux. Le verre de l’amitié nous permet de faire connaissance et de « jaser » un peu. Puis ce sont les compliments de bienvenue, les échanges de cadeaux et nous écoutons l’exposé de Josette de France qui en collaboration avec Jacqueline du Québec nous a apporté les preuves du lieu de naissance de René Ancelin en France et l’exposé de Jacqueline du Québec sur le fruit des recherches de Mme Osselin qui témoignent d’une présence dès le 14ème siècle des Asselin à Bracquemont. Toutes deux sont chaleureusement applaudies.
C’est dans un joyeux brouhaha que se déroule le repas ; nous présentons nos chants et nos danses dans la bonne humeur et la soirée se poursuit longuement, animée par le groupe folklorique « les genoux bleus ». Pour finir, tout le monde danse des gigues endiablées. On s’en souviendra !! Nous avons du mal à nous quitter et nous serrons sur notre cœur la belle assiette souvenir qui nous a été offerte.

Dimanche 20 juillet
Une partie du groupe a temps libre à Québec, tandis que l’autre partie visite le village des Hurons (Wendake). Une très jolie indienne explique cette société matriarcale où les femmes dirigeaient les maisons longues dans lesquelles cohabitaient plusieurs familles, et choisissaient leur mari après une période d’essai.
Trois anniversaires sont fêtés au restaurant où les deux groupes se retrouvent.
Après le repas et un dernier regard sur Québec, nous prenons la direction de l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau à Montréal. Nous embrassons notre chauffeur Gaston qui verse une larme, remercions notre guide Vincent et après un vol sans histoire, nous retrouvons Roissy et le sol de France avec l’impression de revenir d’une autre planète.
Que de kilomètres parcourus, que de beautés visitées, que de souvenirs partagés qui resserrent encore les liens qui nous unissent !

avionLe Québec a pour devise « Je me souviens », trois mots si simples et cependant si symboliques, hommage à tous ces pionniers qui ont marqué l’histoire de ce pays.
A notre tour, nous nous souviendrons de tout ce que nous avons vu, et surtout de la gentillesse de nos cousins québécois, de leur attachement à leurs racines, de leur chaleur humaine « d’une valeur i-nes-ti-mable » comme aurait dit notre guide Vincent. Ce fut un voyage qui, en plus de l’attrait touristique, a donné tout leur sens aux recherches généalogiques, et les a rendues vivantes de part et d’autres de l’Atlantique. Bref un voyage « qu’avait de l’allure ».

       Josseline Asselin